Présentation de la boutique « La boite à bijoux » spécialisée en bijoux anciens et contemporains (Télé-Mag)

Article | Publié le 25 septembre 2017

Jocelyne Rouleau
Jocelyne Rouleau
Gemmologiste Diamantaire

Que diriez-vous de recevoir des bijoux qui possèdent déjà une belle histoire ?

C’est ce que je vous propose de faire.
On s’en va rencontrer Jocelyne Rouleau, de la boîte à bijoux.

Jocelyne Rouleau nous parle de la boutique, située sur la rue Maguire à Québec, ainsi que des nombreuses collections de bijoux anciens et contemporains.

Madame Rouleau, vous êtes la propriétaire de la boîte à bijoux, située sur Maguire. Qu’est-ce c’est exactement ?

La boîte à bijoux, c’est d’abord un laboratoire d’expertise, où on se spécialise dans l’évaluation des bijoux, que ce soit des bijoux anciens ou contemporains, des bijoux en or ou des bijoux de fantaisie. Nous on est vraiment dans la conservation de ce type particulier de patrimoine familial des Québécois. On s’assure de dire aux gens qui en héritent quelle est la valeur du bijou, de quelles façons le bijou pourrait être restauré, et quand les gens veulent vendre le bijou, nous on se bat contre la fonte des bijoux en or, parce que quand on fait fondre un bijou, on fait fondre l’expertise. Au-delà de la valeur de l’or, il y a une valeur patrimoniale à un bijou qui est bien fabriqué.

Et vous, vous êtes experte en la matière, puisque vous êtes gemmologiste diamantaire.

Exactement. Je vous dirais que dans la province de Québec, actuellement, c’est le seul endroit où on peut évaluer un bijou, parce que le laboratoire est à même la boutique, et on s’occupe de faire restaurer le bijou si nécessaire et de vendre à juste prix les bijoux anciens ou contemporains. En fait on a des choses à partir de 1840 jusqu’à nos jours. On a des articles à partir de quinze dollars jusqu’à des milliers de dollars. Alors il y en a vraiment pour toutes les bourses.

De différentes époques ? Vous savez, je suis vraiment super curieuse de découvrir ces bijoux que vous allez nous présenter aujourd’hui, en commençant ici par un collier ou encore une ceinture en or.

Oui ! La dame qui est venue me porter ça a porté cette ceinture-là dans les années 60. C’est une ceinture qui est simplement en or 18 carats. Aujourd’hui, quelqu’un pourrait probablement se permettre de le porter soit en collier un rang, ce qui ferait un sautoir, ou un collier deux rangs. L’attache permet d’ajuster le collier à différentes hauteurs. Ici, il y a une montre qui est vraiment particulière, parce que sous le couvercle se cache la petite montre. C’est signé Birks. Il y a bien des années, les femmes ne portaient pas de montre au poignet, c’est l’homme qui devait s’occuper de, non seulement payer l’addition, mais c’est lui qui devait décider à quel moment les gens entraient chez eux.

C’est vraiment intéressant de connaître toute cette histoire-là, et c’est super bien conservé, à ce qu’on voit ! Ici, on a d’autres pièces ?

Oui, on ne voit pas tellement de camées faits à la main dans les boutiques aujourd’hui, parce que c’est souvent fait au laser. Alors tous ces camées-là sont des broches pendentifs, qu’on peut placer sur un cordonnet, ce qui fait beaucoup plus moderne, ou sur une chaîne en or. Ce sont des camées coquillages, on se sert des différentes couleurs qu’il y a dans le coquillage pour sculpter le camée.

Ça fait très très chic. Dans les broches qui ont retenu mon attention, il y a des broches de l’époque victorienne.

Oui, la reine Victoria a régné de 1850 à 1901. Les broches en forme d’étoiles sont vraiment des années autour de 1890-1900. Vous avez ici une broche qui est signée Mikimoto…

Et c’est bien parce qu’on voit tout le travail derrière les pièces…

Exactement. Ça c’est vraiment le style qu’on appelle Art Rétro, de la fin des années 40.

Et en terminant, vous avez des bijoux fantaisistes. On voit que les modes reviennent, hein ?

Exactement, tout-à-fait. Alors ça ce sont des pierres qu’on appelle Aurores Boréales. Ce collier-là est signé Sherman. Et Sherman était notre plus grand producteur de bijoux fantaisie, dans les années… Les années de gloire ont été 50, 60 et même 70.

Madame Rouleau, merci beaucoup. C’est qu’une infime partie de votre collection qu’on vient de découvrir, il y a beaucoup d’autres choses en boutique.

Bien sûr Zoé. En fait, les bijoux marquent les temps forts d’une vie. Moi j’invite les gens à venir découvrir, les bijoux parlent, alors venez nous rencontrer, et quand c’est possible, on peut vous raconter l’histoire qui est derrière chacun des bijoux.

Très intéressant, merci beaucoup !

Au revoir !